Sauvages ces libellules finalement...
Celle-ci porte le doux nom de Lestes barbarus, le Leste sauvage ou Leste barbare. Ils ne sont pourtant pas si effrayants que cela ! Pour leurs proies, peut-être... ?
Je les ai photographiés au lac de Grand Lieu (Loire-Atlantique), où ils semblent très présents. Dans le marais Audubon, ils sont beaucoup plus rares.
Des femelles,
Un mâle,
Et un individu qui se croyait pourtant bien caché...
Mais vous me direz "Sur cette photo, comment être sûr de l'espèce, en voyant si peu l'animal ?"
C'est une bonne question, mais pour une fois, il y a un critère très simple et visible ici, pour la reconnaitre à coup sûr (au moins parmi les espèces présentes dans la région). Et ce critère
souvent utile, c'est le ptérosigma. (P.S. : quelqu'un m'a dit récemment "Sur ton blog, les photos sont sympas, mais je ne comprends rien au texte !". Cela ne va donc peut-être pas s'arranger
aujourd'hui...).
Le ptérostigma, c'est cette petite cellule du bout de l'aile, dont la forme et la couleur donnent souvent des indications précieuses pour aider à trouver l'espèce ou le sexe d'une libellule. Chez
Lestes barbarus, le ptérostigma est bicolore. Ce n'est pas le cas chez les autres lestes de la région.